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La course
Le Tour d'Afrique d'une longueur de 10500 kilomètres se fera en 100 jours, en partant du Caire et en arrivant au Cap. La course se déroulera sur des routes, des chemins, des sentiers battus, dans le sable et les forêts tropicales, sous une chaleur écrasante le jour et une température glaciale la nuit. Plus de 50 cyclistes se lanceront dans ce voyage de janvier 2004 à mai 2004. L'un d'eux est le citoyen suisse Armin Köhli amputé des deux jambes. Il sera le premier sportif de triathlon physiquement handicapé à participer à cette course.
Le programme
La course débutera le 17 janvier au Caire, Egypte. Les cyclistes atteindront leur but quatre mois plus tard, le 15 mai, au Cap, Afrique du Sud. Entre deux, les cyclistes parcourront l'Egypte, le Soudan, l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie, le Malawi, la Zambie, le Botswana, la Namibie et l'Afrique du Sud.
Une journée quotidienne
Le compagnon de chaque sportif pendant ces quatre mois, sera son vélo tout terrain. Après une journée sous le soleil battant de l'Afrique, les cyclistes, heureux d'avoir survécu à une journée de plus mais épuisés, devront monter leurs tentes pour la nuit et réviser leur vélo : les roues, les rayons, graisser le levier de vitesse
Le contact avec la population locale sera important afin de partager avec eux les raisons pour lesquelles 50 sportifs acharnés traversent le continent en vélo et non en bus ou autocar. Il revient aux cyclistes de promouvoir le vélo comme un moyen de transport alternatif et durable.
Le défi
Puissance, condition physique, endurance, vitesse, force mentale : telles sont les qualités primordiales pour participer à une telle compétition. Toutefois, le Tour d'Afrique n'est pas seulement un défi physique : en effet les participants veulent aussi promouvoir un autre moyen de transport, mu par la puissance musculaire et non par des moteurs comme dans le Paris-Dakar.
L'autre image
Le Tour d'Afrique est également un moyen de faire connaître la face cachée du continent africain : les maladies comme le SIDA/HIV et la malaria, les guerres civiles et les conflits régionaux, la pauvreté et les mines antipersonnel. Le cycliste suisse, Armin Köhli, qui participe au titre de premier cycliste sportif handicapé à faire cette course, veut faire connaître les souffrances causées par les munitions à fragmentation et les mines antipersonnel: "La plupart des amputations dans les pays en voie de développement sont dues aux mines antipersonnel."
Contre les mines antipersonnel
Grâce à sa participation, Armin Köhli souhaite provoquer une prise de conscience sur les dangers des mines antipersonnel. Il milite en Suisse pour deux organisations spécialisées : La FSD (Fédération Suisse de Déminage) et L'Appel de Genève.
L'entretien qui suit démontre son dévouement. Sur le site vous trouverez également de plus amples informations sur les problèmes liés aux mines antipersonnel ainsi que sur les deux organisations qu'Armin Köhli soutient.
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